Lettre ouverte à Nicolas Bedos

Cher Nicolas Bedos,

Imageun petit mot de réaction après l’écoute de votre interview sur Europe 1. Vous êtes indéniablement doué, c’est le moins qu’on puisse dire ! Votre façon d’affirmer le respect que vous avez pour votre prochain, avec cette sincérité mâtinée de désinvolture feinte, c’est limite touchant. Cependant, comme vous sembliez affligé par le manichéisme des réactions qu’à suscité votre tribune, je vais me faire un devoir de pondérer un peu par la nuance. Car si j’ai le sentiment que vous êtes au fond de bonne foi, je pense que vous avez une vision toute étriquée du phénomène. Et j’ai en outre l’impression que vous le gérez à peine mieux que Manuel Valls. Je dis mieux, parce que vous êtes un alliage plutôt fin de saines valeurs humanistes et d’un humour décapant dans le droit fil de la tradition, qu’elle soit nationale ou familiale. Mais mal quand même, parce que vous faites erreur et vous égarez sur les intentions comme sur le rôle profond de Dieudonné. Ce serait somme toute excusable au regard du maëlstrom ambiant qui nous sert de repère, si vous ne méjugiez en prime de son public, ce qui m’indispose déjà davantage.

Je suis de ceux, assez nombreux en France, qui pensent que la loi Fabius Gayssot a ouvert une boite de pandore. C’est d’ailleurs, à priori, la seule loi française qui se soit passée de la validation du conseil constitutionnel, et c’est elle qui aura permis à la LICRA d’exister. Rien que cet acronyme … l’esprit chagrin que je suis voit d’un assez mauvais oeil la distinction faite entre le R et A. Comme une inégalité qui se profile à l’horizon. Bon, le R on sait ce que c’est, mais le A ?… Le simple fait d’en demander une définition constitue déjà pratiquement un acte de rébellion en soi (de catégorie A, justement). Moi, je ne fais que dire qu’on a le droit de rire de cette incongruité. Ca n’est en tout cas pas plus choquant que le sketch faisandé sur le génocide rwandais, qui est passé sur anal + à une heure de grande écoute : « ♪♫ maman est en haut, coupée en morceaux ♪♫♪… » même si je ne suis par ailleurs pas davantage pour l’interdire, non, mais imaginez un peu le couplet transposé : « ♪♫ Maman est en haut, qui fait du savon, papa est en bas, qui sniffe du zyklon ♪♫♪ … » Vous avouerez que ça donne tout  de suite un petit côté caustique légèrement déplacé, non ? Pourtant, l’humour, ça doit aussi servir à choquer les consciences. A chacun d’en user de manière avisée, qu’il soit auteur ou spectateur, en conservant son libre arbitre comme son esprit critique.  S’il a pu m’arriver de trouver vos chroniques jubilatoires, Dieudonné reste un des rares à me faire littéralement éclater de rire, avec ses propos politiquement très incorrects, sa mine de ne pas y toucher,  sa bonhommie truculente, son insoumission chronique …

ImageVous devriez m’accorder sans peine qu’il est de loin le plus subversif de nos bouffons. Lui qui tutoie le gouvernement, met la fessée à Moscovici, insulte les arrogants, serre les paluches des pires infréquentables, ridiculise le sinistre de l’intérieur en le prenant à son propre jeu … Et dont le bilan s’alourdit, à chaque vidéo, de 2 à 3 millions de morts … de rire. Alors oui, je crois qu’on peut dire sans risque de se tromper qu’il agace en haut lieu. Au point même de provoquer des dérapages dangereusement incontrôlés de la part de ceux dont la fonction même aurait du interdire toute autre réaction que l’indifférence. Et l’on s’étonne après que dans ces traces de pneus vienne se fédérer un public de plus en plus large, excédé qu’il est d’être pris pour un con à longueur d’émissions de télévision. Mais faut le comprendre, des fois, le public. D’autant qu’il a Internet à sa disposition (pour l’instant), avec RT, IRIB, Egalité & Réconciliation, l’Agence Info libre, le réseau Voltaire, Investig’action … toute cette ribambelle de sources « russo-révisionnistes », qui ne sont évidemment là que pour alimenter de fumeuses théories complotistes. A ceci près que n’importe qui avec deux sous de jugeote aura tôt fait de jeter un oeil sur l’actionnariat desdites sources, et de se rendre compte qu’elles sont, dans le meilleur des cas, exemptes de conflit d’intérêt (ce dont fort peu de titres hexagonaux peuvent se targuer) et dans le pire à considérer comme de la propagande au même titre que nos médias.

Vous qui avez une conscience somme toute objective de votre statut privilégié de bobo parisien, je vous trouverais extrêmement inspiré de venir assister à un de ses spectacles en province. Je vous imagine volontiers plutôt surpris par la grande diversité d’origines et d’âges de ce public. L’ambiance y est, sauf trouble à l’ordre public sur injonction de quelque illuminé de l’ordre national du Mérite, toujours à la courtoisie et à la bonne humeur. Rien de très étonnant cela dit. Ce refus de la violence, caractérisé par la volonté d’en rire que symbolise la désormais célèbre quenelle, tient tout entier dans le discours de fond de Dieudonné, qui n’a finalement jamais changé d’un iota : il a toujours refusé de voir autre chose qu’un représentant de l’humanité dans le regard de l’autre. Vouloir en faire un raciste est d’ailleurs une hérésie, un contre-sens total, et la part de son public qui ne s’est jamais résolu à l’ostraciser ne peut que prendre aujourd’hui cette propagande télévisuelle pour ce qu’elle est. Mais … « On me dit que des antisémites se sont glissés dans la salle ? »… Circulez, vous ne pouvez pas rester ici, le spectacle est terminé ! Voilà qui est bien dommage, parce que nous on avait comme une féroce envie de rigoler. C’est bien comme ça qu’on aimerait la faire cette indispensable révolution : par le rire. Parce que se foutre de la gueule de Valls, finalement, c’est bien meilleur pour la santé que de s’énerver à chacune de ses sorties de route. « Hé, Manu, tu descends ? » Si, si, je t’assure, faut redescendre ! Tu peux pas rester perché comme ça …

Bon, alors maintenant, mettons qu’il faille aussi instruire un peu à charge. On est bien obligés de reconnaitre que l’animal est un vilain joueur, qui adore appuyer là où ça fait mal. Comme il le dit si bien lui même : « J’y peux rien, ch’uis taquin, d’une taquinerie toute maladive … » Mais si ce n’était que ça … c’est qu’en plus il semble aimer cultiver l’ambiguité, lui qui en est presque à faire du « border line » une marque de fabrique. Laquelle marque lui rapporterait gros, mais on ira pas jusqu’à comparer avec les stars des JT. Ce sera au final un des rares griefs que je serais susceptible de retenir à son encontre. Et encore, je me demande malgré tout si il n’est pas là aussi dans son rôle. Quitte à l’habiter, le rôle … On peut pas tout le temps faire semblant. Surtout avec ce méchant vent de face : il arrive un moment où rester debout, ça devient un engagement ! C’est quand même un truc de dingue ce qui lui arrive, essayez de vous mettre cinq minutes à sa place (ça ne devrait pas être trop compliqué : j’ai cru comprendre que vous aviez été menacé, vous aussi). C’est en cela que je vous trouve un peu déconnecté des réalités. Vous avez certes les bonnes préoccupations et les meilleures volontés du monde (c’est dire si je vous crois intègre), mais il semblerait que vous ne soyez pas en mesure de comprendre que quelques exacerbés (qu’ils soient nervis à la LDJ ou fans de Dieudo) puissent mal interpréter vos propos, et juger que cet apparent positionnement sur plusieurs tableaux relève d’une certaine malhonnêteté intellectuelle.

ImageJe suis pour ma part bien convaincu qu’il n’en est rien, mais les réalités sociales nous rappellent qu’elles demandent de l’engagement. Que personne ne veuille faire le boulot à la place de Dieudonné, ou même lui filer un coup de main – à la limite, quand t’as des gosses à nourrir, et que ton gagne pain c’est la télé – on peut essayer de comprendre. Mais le minimum syndical devrait vous contraindre à adopter une posture un peu plus humble, un peu plus discrète, à l’instar d’un Comte de Bouderbala ou d’un Alexandre Astier, qui refusent tout simplement de se soumettre au haro consensuel. Ou mieux encore d’un Daniel Prévost qui n’hésite carrément pas à prendre tout le monde à contre-pied, et à foutre les siens dans le plat (quitte à tirer un trait sur le tournage de « La vérité 4 ») !

Enfin, soyons raisonnables : personne ne va déporter personne. Il serait grand temps que l’on puisse se parler et s’écouter, à défaut de s’entendre. Et pour pouvoir en arriver là, il faudrait déjà essayer de dépassionner un peu le débat, qui commence là à friser le ridicule absolu ! La presse étrangère unanime se demande comment le pays de Rousseau a pu en arriver à de telles extrémités … Et très franchement, je doute fort qu’on puisse leur faire avaler que l’hystérie soit dans le camp de ceux qui ont pris le parti d’en rire. Il faut vraiment avoir abandonné ses dernières minutes de cerveau disponible pour gober un mensonge pareil. Se contrefoutre de tout au point de laisser LCI & BFM vous dicter la vérité. Ou peut-être, et j’imagine que c’est une option à envisager dans votre cas, craindre très fort d’être rejeté par des amis chers, pour lesquels prendre du recul est particulièrement difficile. Ce que je fais avec les miens, d’amis, c’est que je leur recommande la lecture de quelques ouvrages éclairés d’auteurs tels que Norman Finkelstein, Shlomo Sand, Gilad Atzmon ou Jacob Cohen (Le printemps des sayanim). De voir « Defamation« , le film de Yohav Shamir, ou celui de Asher Namias et David Balchasan « The ringworm children ». Sans être obligé d’aller jusqu’à Bryan Mark Rigg ou David Cole, il y a moyen de trouver quelques alliés objectifs d’une réalité bien concrète. Mais en tout état de cause, casser du sucre sur le dos du dernier homme debout de votre profession, c’est totalement contre productif, en plus d’être petit et mensonger. Quand la délégation des rabbins orthodoxes de Neturei Karta est venu à Paris prier pour Yasser Arafat, pas un seul média n’a voulu les recevoir. Ils ont fait leur conférence de presse … dans le théâtre de Dieudonné ! Bingo ! Quelques journalistes étaient bien présents, mais pas un papier n’a filtré dans la presse. C’est qu’il s’agirait là de rabbins antisémites ! C’est en tout cas ce que nous sommes priés d’avaler. Et il faudrait en prime dire qu’on trouve les quenelles de mauvais goût ? Mais qui a dit qu’il fallait les avaler, les quenelles ? Le glissage, c’est pas par là, faut pas se tromper de sens.

En attendant, quand je vous dis qu’on en peut plus d’être pris pour des truffes, je pourrais encore pousser le raisonnement jusqu’au bout : tout ce cirque est tellement grossier que la vraie question à se poser serait plutôt de savoir si le gouvernement ne serait pas en train de tout faire pour nous jeter dans la rue. Les violentes provocations à l’encontre des valeurs chrétiennes ou musulmanes, les malversations et les égarements de nos élites corrompues, les lois répressives et liberticides « votées » en catimini, la surveillance généralisée, le deux poids – deux mesures permanent, l’exacerbation des communautarismes, la censure, les double discours, les délits d’opinions, les procès d’intention, les « jours de colère » organisés depuis Panama … « Tout cela nous rappelle les heures les plus sombres de notre histoire » ! « Les français n’aiment pas, ça » (BHL). Et vu l’empilement de conneries en tous genres, on a vraiment l’impression que ce gouvernement fait tout ce qu’il peut pour se faire détester. Pour mieux nous faire accepter l’idée de se débarrasser d’eux au profit d’une gouvernance mondiale, peut-être ? Selon une loi universelle qui veut que l’on doit toujours bien agiter le peuple avant de l’asservir. Phase 1, on augmente la température du bain en faisant feu de tout bois, jusqu’à ébullition. Phase 2, on déclenche, puis noyaute les émeutes, qu’on laisse gravement déborder, voire qu’on met en scène pour littéralement choquer l’opinion (psyop). Phase 3, une fois la population excédée et apeurée, on arrive avec une solution européenne sécuritaire (et totalitaire), le gouvernement est démis, et c’en sera fini une bonne fois pour toutes de ces chieurs de français ! Si ça vous paraît loufoque, n’allez surtout pas creuser, c’est typiquement le genre de théorie qu’on arrive à documenter sans même le vouloir.

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Donc vous, oui, vous, Nicolas Bedos, fine plume de la nation (ne cherchez pas, ce n’est pas un gros mot), moqueur impénitent soit peu consciencieux, que ne prenez vous le seul parti qui s’impose de lui-même : celui d’en rire ? Qu’à nous ne tienne de déjouer le triste scénario qu’ont concocté les élites de la finance apatride pour les manants que nous sommes. Ils sont déjà aux abois, qui multiplient les faux pas dans l’urgence et ne pourront bientôt plus tirer sur la planche à billets. Il ne tient qu’à nous, qu’à vous, de les exposer et de les moquer. C’est la seule chose que ces réseaux de l’ombre ne sont pas en mesure de supporter : l’exposition au plein jour et la raillerie. Redire que les vrais fisteurs, ce sont ces crevards de la Fed et de la BCE, banques privées à l’opacité totale qui entendent régner sans partage sur nos vies, jusqu’à nos morts. Que les pantins qui leur servent de larbins, quelle que soit leur position sur l’échiquier politique ou leur fonction au sein de quelque organe de presse ou cénacle européen, n’ont d’autre ambition que de conserver leurs émoluments de privilégiés. Et que les quenelles ne sont là que pour chatouiller leurs fondements et leur signifier ainsi que non, nous ne sommes pas dupes (ni fachos, ni masos) … A cet effet, et osant espérer trouver en votre auguste personne un allié objectif de choix, je vous invite, en tout bien tout honneur, à venir vous encanailler (incognito ou pas) avec une bande de potes toulousaings bien déterminés à aller prendre leur dose de grosse rigolade au Zénith, le samedi 22 février. Si par le plus grand des hasards j’étais parvenu à susciter chez vous la moindre curiosité, sachez que nous nous ferons un honneur, autant qu’un plaisir, de vous recevoir chaleureusement et en toute amitié. (Contact FB ci-dessous)
Bien à vous,

Goupil

EDIT 09/02
Dites voir Nicolas, je vous ai connu moins poussif … C’est visiblement très compliqué de faire de l’humour en ce moment  ! Mais qu’à vous ne tienne de sortir un peu du politiquement correct, vous verrez, ça simplifie la tâche. L’invitation du 22 tient toujours, même si ça commence vraiment à ressembler à un cours de rattrapage !

Le Figaro fait une interview de Bachar al-Assad

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Le Figaro publiait hier un article relatant l’interview de Bachar al-Assad par le journaliste Georges Malbrunot. Ce dernier est surtout connu pour avoir coûté un bras au contribuable Français lors de sa libération d’Irak. Sur un coup d’éclat comme celui-ci, on ne peut que s’étonner qu’il n’ait pas pris la peine de filmer l’entrevue …

En fait, le dernier vrai journaliste français qui a eu l’occasion d’interviewer al-Assad s’est fait virer comme un malpropre par sa direction. Il s’agit de Richard Labeviere, rédacteur en chef de Radio France International, qui a été licencié par Christine Ockrent, épouse de Kouchner (qui était alors au quai d’Orsay). La conférence de presse qu’il donne à Beyrouth suite à son licenciement est édifiante :

Il est intéressant de noter que Richard Labeviere, en plus d’être journaliste, est aussi officier de réserve de la marine nationale, expert dans divers cénacles militaires, et rédacteur-en-chef de la revue des anciens de l’Institut des hautes études de la défense nationale. A ce titre, il est l’auteur d’ouvrages documentés, et étudiés dans les écoles de guerre, qui mettent en évidence le financement par les États-Unis et l’Arabie saoudite du prétendu terrorisme « islamique ».
C’est également lui qui avait sorti le scoop de la rencontre entre Ben Laden et Larry Mitchell, agent de la CIA, à l’hôpital américain de Dubaï, en juillet 2001. Une information qui lui fut d’ailleurs confirmée par la suite de la part d’agents de services secrets arabes et d’attachés militaires américains, sous couvert d’anonymat.

Sources (révisionnistes) : http://bit.ly/labeviere et http://bit.ly/haE3xF
Le blog d’Elizabeth Levy en a lui aussi « causé » … no comment !

Pour en revenir au papier du Figaro, si j’avais l’esprit mal tourné, je parierais qu’il vise à préparer l’opinion à un attentat sous fausse bannière sur le territoire français, histoire d’obtenir l’aval de l’opinion publique pour l’envoi de troupes en Syrie. (Heureusement, je suis devenu sage avec l’âge : je ne parie plus.)
Il nous reste à espérer que la vérité éclate (ce sont les mercenaires que nous co-finançons qui utilisent des armes chimiques contre la population) avant que le prix nobel de la paix Obama n’aille retapisser Damas dans une ultime tentative de déclenchement de WW3.

Sources (un peu russes, et toujours révisionnistes) :
http://rt.com/news/lavrov-chemicals-syria-secret-295/
http://joelecorbeau.com/2013/08/31/les-rebelles-avouent-avoir-cause-lattaque-chimique/

Cadeau bonus : une journaliste russo-révisionniste nous parle de BHL.

Le Tour du Monde en 80 minutes


Dans la droite ligne du « nunchaku mix » (ça va vite et ça part dans tous les sens), voici un concept de TdM en 80′ que, dans la mesure où il a vocation à faire des petits, je vais m’empresser de specialdedicacer à Pepette & Gilou, qui vont nous commettre des épousailles intergalactiques l’été prochain ! (Et moi, là j’dis frapo !)







Lettre ouverte à Jean Mallot, sérieux candidat à la Présidence de la République.

Monsieur le Député Jean Mallot,

Votre candidature à la présidence de la République, pourtant soutenue par plus d’une centaine de députés, peine à obtenir la visibilité qu’elle parait mériter. Dire que vous avez un problème de communication est un prototype d’euphémisme … Rien d’alarmant, je vais me faire un plaisir, autant qu’un devoir, de prendre les choses en main (un petit ministère « Communication et Culture » à la clé devrait faire l’affaire) !

Gardons un instant votre sérieux : pensez-vous réellement pouvoir revenir sur tout ce qui n’a pas marché ? Et jusqu’où pensez vous remonter ? Après que Giscard en 73 eut permis aux financiers de mettre le pied dans l’encoignure de la porte*, les socialistes se sont bien vite empressés d’oublier Jaurès, et Bérégovoy privatisait déjà de bon cœur. Je ne dis pas que tout soit à jeter dans le capitalisme, mais son inventeur Ford lui même en avait posé les limites en expliquant qu’un patron ne devrait pas prendre plus de dix fois le salaire de son employé de base, et quand bien même ce ratio peut paraître aujourd’hui obsolète, l’idée derrière est qu’il faudrait à minima pouvoir légiférer sur ce point. Parce qu’un PDG qui part en empochant l’équivalent de 25 vies entières de labeur, pour retraite chapeau de quelques années de (pas nécessairement) bons et loyaux services, outre l’aspect révoltant que ça présente, ça grève forcément aussi un peu l’emploi. Votre candidature est porteuse d’un espoir que vous ne me semblez pas à même d’assumer : où allez-vous trouver la force financière et spirituelle de lutter contre les méthodes de corruption et d’intimidation des lobbies de l’argent ? Vous ne pouvez pourtant pas ignorer que le temps n’est plus aux compromis : l’alliance devra se faire à gauche sur un programme clair et audible, toutes qualités qui semblent cruellement manquer à celui du PS.

Alors oui, votre candidature est séduisante, tout d’abord parce que vous êtes un outsider, et que nos compatriotes ont tendance à aimer ça, et ensuite parce que vous avez un humour sérieusement décalé tout à fait à même de faire traînée de poudre sur le net. Mais cela étant, si le PS vous apporte la crédibilité de sa structure, vous ne pourrez pas vous dédouaner des vrais engagements que la République et la démocratie (aux sens étymologiques des termes) réclament : annulation de la dette, scission des banques de dépôts et des banques d’affaires, réelle indépendance des agences de notation, re-nationalisation des services publics vitaux (eau, énergies, infrastructures vitales au fonctionnement du pays), annulation des lois iniques telles que la Loppsi II … Bref, tout un arsenal qui ne manquera pas de vous mettre les puissants à dos. Mais c’est soit ça, soit commencer votre mandat sous un régime fiscal dont le premier poste sera consacré au remboursement de la dette (c’est déjà le cas pour le budget 2011), dont chacun sait qu’il vise à gaver des oies déjà bien trop grasses, qui ne produisent rien et ne réinvestissent pas davantage (sans parler de l’évasion fiscale).
En gros, vous allez devoir vous trouver une bonne grosse dose de testostérone, car contrairement à ce que l’on entend hélas trop souvent, je reste convaincu que le pouvoir politique existe vraiment, et que seul manque le courage de s’en servir. Aurez-vous ce courage, Monsieur Mallot ? Avez-vous lu Jacques Généreux ? Seriez-vous prêt à lui confier Bercy ? Si vous répondez oui à ces trois questions, vous aurez ma voix, et le mégaphone qui va avec. Dans le cas contraire, je vous le dis sans détour, autant voter pour la baudruche la plus gonflée à gauche, si vous voyez de qui je veux parler. A son crédit, et quand bien même je réprouve d’autant le procédé que je le pense brillant, il a au moins compris qu’il fallait lutter à armes (populistes) égales avec monsieur talonnettes.

Bien à vous, Monsieur le Député.

R. SPENALE

* A propos de cette loi « Giscard-Pompidou-Rotschild », il faut tout de même savoir que l’intégralité de l’éventail politique Français, de Besancenot à jmlp en passant par l’UMP et le PS, s’est dit prêt à l’abroger. Il ne s’en est par contre pas trouvé un seul pour dire que dans l’état actuel des choses, cela reviendrait à pisser dans un violon dans la mesure où le principe même de cette loi (qui vise à interdire à l’état de créer l’argent nécessaire à son fonctionnement) a été entériné au niveau supra-national par le traité de Maastricht. De même qu’il y a une omerta totale sur les personnalités et les parcours de ces hauts fonctionnaires (non-élus) européens. Monsieur Mallot, la vérité, c’est que la copropriété se barre en sucette et que le syndic a déjà la main sur le magot, alors que tous les proprios sont en vacance intellectuelle, à un point tel qu’ils ne sentent même plus la liberté leur échapper.

EDIT 21/02/11 : Mallot se paie Fillon

Très bien, bravo et merci, on voit que le métier rentre ! Mais bon, un haro sur Fillon, quand bien même c’est jubilatoire et, dans le cas présent, salutaire de tirer sur l’ambulance … ça reste malgré tout très « petit bout de la lorgnette ». La politique française est aujourd’hui vidée de son sens, dans la mesure où les décisions qui concernent effectivement nos vies à tous se prennent maintenant au niveau européen. Elle n’est déjà guère plus qu’un show dans lequel les médias s’activent à focaliser l’attention sur de grossiers contre-feux, et là, oui, « j’ai envie de vous dire, pas vous, pas ça … » (Au passage, quelle tache ce Baroin ! La droite « au pouvoir » et la gauche « aux affaires »… enfin).
Mais parlez-nous donc plutôt de l’Europe, Monsieur Mallot. Et dites-nous s’il vous plaît qui sont vraiment ces hauts fonctionnaires qui tiennent la dragée haute aux gouvernements et décident pour leurs ministres. Au passage, rassurez-nous aussi sur le fait que vous êtes plus attaché au Gaullisme qu’à l’atlantisme, et donnez nous enfin un espoir concret. Ne comprenez-vous pas que la France est en train de perdre la guerre de la démocratie ? Vous voulez être Président et changer le cours des choses ? Alors informez-vous, informez-nous, et engagez-vous ! Parce que DSK, il est à peu près autant socialiste qu’un Kouchner en train de virer Richard Labeviere. Y’en a un peu ras le bol des aveugles, surtout quand la vérité saute aux yeux comme un coup de pied au cul.
Honnêtement, au point où vous en êtes, je pense que vous avez déjà du être approché, et que vous comprenez de quoi je parle. Et au pire, dites le moi en privé, je m’en satisferai. Mais en tout état de cause, je me refuserai à promouvoir un candidat qui n’ouvre pas les yeux, aussi plein de bonne volonté et de charisme soit-il. On n’a plus vraiment le temps de roupiller, maintenant.

Tanchaz stylee

Une dédicace particulière à ma cousine Marion qui fait une soirée russe pour son annive … ♪♫ ♪♫ v’la l’son ma-rion-rion ! ♪♫ ♪♫ t’as plus qu’à sortir la Stoli ! Un podcast très back to the balkanic roots donc, avec cuivres, accordéons et violons de rigueur. Mâtiné d’un peu de shake ton booty parce qu’ils sont assez sport, mes bordelais préférés. Avec, en vrac, Boban Markovic, Miss Platnum, Koçani Orkestar, Shantel, Mitsou, mais aussi des trucs plutôt un peu moins pareil comme Brooklyn Funk, Twinkle brothers ou les brésiliens à contre-emploi de Brasov … mais bon que des stars quand même, hein ! Et côté ambiance, pas d’embrouille, ils savent faire la teuf à l’est : ils passent d’un pogo gesticulatoire à un slow larmoyant en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. Comme ça on peut aller se faire consolécher la pomme par sa chérie après s’être mangé un bourre-pif du Vlad, cause qu’il a déjà les dents du fond qui baignent dans la vodka. Cool quoi.

The playlist:
01 – Mitsoura – Kelushka
02 – Miss Platnum – Give me the food
03 – Shantel – Disko partizani
04 – Koçani Orkestar – Alone At My Wedding (Buscemi Remix)
05 – Boban Markovic Orkestar – Mere Yaara Dildara
06 – Brooklyn Funk Essentials – Diby diby sound
07 – Brasov – Burkan Cocek
08 – Kal feat. Rambo Amadeus – Komedija
09 – Give me the food interlude
10 – Mitsoura – Lei toi
11 – DJ Ravin, David Visan – SARANGI – Mambayaga Project, Clockwork (Shantel vs Mahala Rai Banda Remix)
12 – Angelo Debarre & Ludovic Beier- Le poinçonneur des Lilas
13 – Fanfare Ciocarla – Born to be wild
14 – Kusturica & The No Smoking Orchestra – Daddy, don’t ever die on a friday
15 – Al Hirt – Green Hornet
16 – Twinkle brothers & trebunie tutki – Drying source
17 – Koçani Orkestar – Siki, Siki Baba (Gaetano Fabri Remix)
18 – Shantel feat. Boban Markovic Orkestar – Ya rayah (Balkan mix)

Trollywood

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