Li Wei est un artiste pékinois particulièrement planant. En effet, un de ses thèmes préférés est la lévitation, qu’il photographie de manière très chorégraphiée, n’hésitant pas à se mettre lui même en scène (toujours habillé du même short bleu / tee-shirt blanc), quand il ne se met pas radicalement en danger. C’est sa façon à lui de ressentir et d’exprimer la liberté : “Je suis fasciné par les facettes instables et dangeureuses de l’art, et j’espère que mes travaux reflètent ces aspects” dit-il en parlant de ses créations, qui font désormais le tour du monde, de New-York à Paris et Berlin, en passant Taïwan, Madrid ou Vancouver.
Rien d’étonnant à celà dans la mesure où son expérience artistique se caractérise par un langage universel compréhensible par tous et parlant à chacun. Il dit d’ailleurs adorer les réactions que suscitent ses oeuvres auprès des passants : “La première réaction est l’étonnement. Les gens y voient aussi un certain sens de l’humour, et ils sont généralement curieux des procédés de réalisation. La philosophie qui émerge de mon travail montre l’indépendance des valeurs spirituelles que véhiculent les artistes chinois, la paix intérieure d’une culture.”
Li Wei voit son art comme une mission visant à établir la scène pour une performance et un cliché parfaits : “Je suis parfois réellement en danger lorsque je dois me suspendre à des tubes d’acier, et mes proches s’inquiètent parfois un peu pour moi, mais je vais très bien.” Il projete d’ailleurs d’aller le plus haut possible, ayant définitivement incorporé la gravité comme étant une composante essentielle. Ses clichés se vendent jusqu’à 8000 $, et symbolisent aujourd’hui d’une certaine manière la parfaite métaphore de la conquète chinoise, notamment au travers de la série “Li Wei falls to…” où son corps rigidifié vient se planter tel un javelot dans divers contextes incongrus.
Malgré le fait que Sarkozy ait supprimé la publicité du soir sur France Télévision et qu’il ait donné son feu vert aux chaînes privées pour une deuxième coupure pendant les films, TF1 est en train de prendre un bouillon historique (-15 millions d’euros sur le 1er trimestre 2009, et une baisse des recettes publicitaires de 27%).
Si la crise financière n’est pas étrangère à cet état de fait (avec une baisse très marquée des crédits annonceurs), elle n’est certainement pas la seule responsable de ce désastre annoncé. Le modèle économique (et culturel) de TF1, c’est quand même bien la monoculture. La chaîne n’a pas su se diversifier, elle n’a pas jugé opportun de jouer le jeu avec la TNT et a pris beaucoup de retard sur le net, préférant tout miser sur la pub et la course à l’indigence qu’impose l’audimat. Ses dirigeants étant de surcroît plus enclins au profit qu’à la pérennité, ils n’ont bien sur jamais rien trouvé à redire à ce modèle fort rentable. Tant pis si ce semblant de stratégie s’est avéré préjudiciable à long terme, l’âge d’or n’attend pas quand il pleut du cash ! Comme par exemple quand l’action a fait un bond de + 13% à l’annonce de la suppression de la pub sur le service public … Ah, ce jour là, quelle fête ! (Enfin, surtout chez Martin Bouygues – parrain du p’tit Paul). Aujourd’hui, c’est un petit peu plus compliqué (enfin, pas forcément chez Martin, hein), et il paraîtrait même qu’on serre la ceinture au point de rationner les salariés de TF1 en eau, café, gobelets, touillettes et autres sucreries. C’est dire un peu l’ampleur de la secousse …
En fait, c’en est même à un point ou TF1 réfléchit déjà au moyen d’entreprendre une action au niveau européen contre la taxe dont elle est redevable au secteur public. Le pire, c’est qu’elle devrait rapidement obtenir gain de cause grâce à la législation européenne sur la concurrence. Les chaînes privées vont donc effectivement être à même d’asphyxier les chaînes publiques. Mais ça, c’était sinon prévu tout du moins totalement prévisible, j’en parlais déjà l’été dernier dans le deuxième volet des enjeux de l’information et en janvier dans “Il casse la télé”. On imagine aisément dans les deux ans à venir un Lagardère ou un Bolloré se portant acquéreur d’une F2 à l’agonie. Président, c’est un peu comme groom en fait, on a beaucoup d’ascenseurs à renvoyer (voir article ci-dessous).
Pour les amateurs de slow motion, voici trois petites minutes de pur bonheur à 1000 images par seconde. L’essentiel de ce superbe court a été shooté au cours d’une rencontre des Barbies au Stade de France. (Heu, les filles j’en profite pour vous dire qu’on va vous renvoyer Skrela, parce que même au TFC ils en veulent pas).
Et pour les gourmands insatiables, vous pouvez récupérer gratuitement ce splendide showreel en haute def.