La dette publique ? Un bon business !

2010/02/07

Voyez ci-dessous l’estimation de ce que nous, Français, avons payé depuis 1973, au seul titre des seuls intérêts sur la dette publique :

1 371 612 824 560 €

Et le compteur tourne à raison de milliers d’euros par minute !

Ne serait-il pas temps que l’Etat récupère son droit régalien de créer la monnaie dont il a besoin ? Peut-on encore considérer comme démocratique un état qui endette ceux qui ne sont pas encore nés ?

(Re)lisez ce que j’en disais l’an dernier, et si ça vous démange (ou pas) signez donc par là … Ne rien faire n’est plus une option.


Question au ministre de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du développement solidaire.

2010/01/12

Monsieur le Ministre,

Je vous demande de bien vouloir trouver ci-joint une note dont le contenu est destiné à provoquer une réaction de votre part, autant que faire se peut. Je n’ignore pas que le temps vous est compté. Vous n’ignorez pas qu’il est des questions auxquelles on se doit d’en consacrer quand elles touchent à nos engagements et nos responsabilités. Merci donc de l’attention que vous apporterez à donner à cette note son vrai sens, celui d’un souci de gestion plus appropriée d’une question qui relève de vos engagements personnels et publics.

Je vous adresse, Monsieur le Ministre, l’expression de mes sentiments républicains respectueux et attentifs,

Jean-Jacques Spénale
82140 Saint Antonin Noble Val

N.B. Je donne notamment copie de ce courrier aux parlementaires de mon département, dont j’imagine qu’ils partagent mon indignation.

PIECE JOINTE

Pour renouveler un passeport ou une carte d’identité, France 2 se faisait l’écho ce 11 janvier à 13h d’une situation touchant environ 100.000 français à qui l’on demande de prouver qu’ils le sont. Aux uns on dit que leurs anciens papiers d’identité successifs sont le fruit d’erreurs administratives. Devant leur impossibilité d’apporter les preuves exigées, s’ils disent qu’ils souhaitent alors déposer une demande de naturalisation française, on leur répond qu’ils ne peuvent pas, puisqu’ils sont déjà Français !
Il est toujours possible de préférer marcher sur la tête, mais ce n’est pas au gouvernement d’en donner l’exemple. Monsieur le Ministre, sommes-nous nés au pays de Descartes et des droits de l’homme et du citoyen ?
A d’autres, bien que nés à l’étranger de parents français, on inflige la déconvenue de prouver qu’ils le sont bien. Gare à ceux dont l’un des ascendants ne s’appelle pas « Dupont blanc de blanc » ! Entre autres conditions « exigibles » …

Bien entendu les administrations passent pour folles quand elles ne font qu’appliquer, formulaires à l’appui et cases à cocher, ce que vos services (sous vos ordres et sous votre propre responsabilité), imposent à des gens à qui vous demandez de débattre de ce qu’est l’identité nationale, et l’intégration … La leur ? Mon témoin de mariage, 74 ans, né de mère française et de père « exotique »… est professeur retraité et ancien Officier de Réserve. Il s’est lui aussi heurté au moment d’un renouvellement de papiers d’identité à ces âneries dites à tort « administratives » puisqu’elles sont « gouvernementales ».
Or :
1° Ce n’est pas aux particuliers de réparer 100.000 supposées erreurs « administratives » sur des questions d’identité qui seraient le fruit de décisions ministérielles de l’époque précédente.
2° Sauf à n’avoir aucune connaissance juridique, il est des domaines où le droit ne peut avoir d’effet rétroactif. La nationalité par le droit du sol est bien de ceux-là, au moins jusqu’à la date où il a fait l’objet d’une modification restrictive pour les jeunes.
3° Un étranger ne peut être professeur de l’Education nationale en France, et un EOR de l’armée de terre ne peut pas non plus être étranger dans l’armée de son propre pays. Et mon témoin de mariage était les deux !

En dehors du phénoménal désordre très artificiellement créé pour une catégorie de Français qui, de toute façon, finira par avoir les renouvellements demandés, de telles inepties tatillonnes n’apportent que des tracasseries et du travail administratif inutiles; mais aussi des pertes de temps et d’argent pour des gens souvent modestes, et de surcroît une rancœur contre le pays qu’ils ont servi et qui les traite comme des parias … Et encore, hélas, la preuve que la bêtise peut s’ériger en règle au sein même d’institutions dont le rôle est de donner aux Français des exemples de bonne gestion.

Monsieur le Ministre, une réponse motivée de votre part m’honorerait et vous honorerait, à moins que la démocratie n’implique plus que la déclaration des abus doive faire l’objet de remises en question, par ceux qui sont en garde des principes républicains, tout comme nos élus qui, semble-t-il, laissent aller les choses en l’état, comme si elles allaient de soi, sans en paraître scandalisés au point de réagir.

N.B. : Pour grossir les statistiques de reconduites aux frontières, nos forces de l’ordre sont allées jusqu’à « saisir » les passagers de bus en transit vers le Maroc via l’Espagne, pour leur payer par avion un voyage d’expulsion vers une destination dont ils avaient déjà réglé le trajet … puisqu’ils rentraient chez eux ! Se peut-il que les finances de l’Etat soient moins touchées par la crise que celles des Restos du cœur ?


Le P4P, une fausse bonne idée !

2010/01/08

Avez vous ententu parler du P4P ? Cette nouvelle technologie risque fort de succéder au fameux P2P qui a tant fait débat lors de l’adoption de la loi Hadopi. Tâchons de voir dans les grandes lignes quelles sont les différences entre le Peer to Peer et le Peer for Peer.

Le principe du P2P, c’est de connecter son ordinateur à une machine distante afin de partager des fichiers. La recherche effectuée ne prend pas en compte la situation géographique des machines concernées, ni les réseaux qu’elles utilisent pour s’interconnecter. C’est un fonctionnement donc très proche des concepts fondateurs de l’Internet, son travers étant qu’il consomme inutilement de la bande passante lorsque les machines connectées sont géographiquement très éloignées. Car nul doute que le fichier que vous êtes en train de télécharger sur un serveur néo-zélandais soit disponible sur un serveur français. D’où l’idée d’améliorer le fonctionnement du P2P : si, au lieu d’aller chercher le fichier en Nouvelle-Zélande, on arrivait à déterminer le meilleur endroit à partir duquel télécharger, cela permettrait d’une part de ne pas encombrer inutilement les réseaux, et d’autre part d’optimiser la vitesse de téléchargement. Des chercheurs américains ont donc travaillé avec assiduité sur ce projet apparemment gagnant-gagnant. Et les résultats des tests effectués par Verizon semblent contenter tout le monde, les utilisateurs comme les opérateurs.

Ce qui est beaucoup plus surprenant, c’est que cette évolution soit plébiscitée par les majors, alors qu’ils combattent depuis des années les échanges P2P. Une explication s’impose : le P4P remet en question la fameuse Neutralité du Net et s’assied tout bonnement sur la confidentialité des données. Techniquement, toutes les requêtes seront centralisées, autorisant ainsi les fournisseurs d’accès à contrôler quels fichiers sont disponibles sur les machines de leurs abonnés. Au delà, les FAI seront aussi en mesure de prohiber certaines requêtes, d’interdire de transit certains types de fichiers, voire même d’interdire un fichier en particulier, sans parler d’éventuels rapports automatiques à quelque organisme externe de type Haute Autorité …
Partant de là, inutile de vous faire un dessin, le P4P n’est certainement pas une évolution du P2P, c’est juste sa fin programmée. Nul doute qu’en France, où la tendance à vouloir faire prendre des vessies pour des lanternes est plus qu’établie, on saura faire la promotion de cette technologie révolutionnaire, très « dans l’air du temps » (cf. Orange, qui voudrait bien qu’il y ait Internet et Internet) et surtout dans l’esprit de la prochaine loi que le gouvernement ne tardera pas à faire voter.